Festival Automne Musical de Châtellerault

Orchestre tango

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Vendredi 4 décembre à 20 h 45
NOUVEAU THÉÂTRE DE CHÂTELLERAULT

Soirée tango

Camerata Virtuosi
& Orlando Dibelo

1re partie

Camerata_VIRTUOSI web.jpg“PRIMAVERA PORTEÑA”- Allegro Tango clásico
“OBLIVION”
“BALADA PARA UN LOCO”
“VERANO PORTEÑO” - Allegro moderato. Tango clásico
“MILONGA DEL ANGEL” Tango
“CHIQUILÍN DE BACHÍN”
“SENSUALIDAD Y NOSTALGIA”
Astor Piazzola

2e partie :Orlando Dibelo web.jpg

MELODIA en La menor
Canción de Ocubre
“OTOÑO PORTEÑO” - Allegro
Tango clásico
“INVIERNO PORTEÑO” - Lento
Tango clásico
“ADIOS NONINO”
“LIBERTANGO”

 


Directeur artistique : Joaquìn Palomares

 

à écouter : tango.jpg

 

Astor Piazzola

a renommée du compositeur Astor Piazzola dépasse les frontières de l'Argentine et sa discographie est
imposante. Mais à quel genre appartient sa musique ?
Il s'agit bien sûr de tango, mais non du tango traditionnel qui accompagne la danse sociale. On retrouve le nom de Piazzola dans les programmes aux côtés de compositeurs de tradition classique, on le voit souvent dans la section de jazz chez les disquaires et il est cité dans The Encyclopedia of Popular Music (édité par Colin Larkin, Muze UK). Afin de se faire connaître et accepter par les différents milieux musicaux, le compositeur a dû faire preuve d'originalité et de persévérance.
Astor Piazzola est né à Buenos Aires, en Argentine, en 1921, mais sa famille déménage bientôt à New York, où il passe son enfance et où il commence l'étude de la musique, et particulièrement du bandonéon, instrument étroitement associé au tango. C'est à New York qu'il fera la rencontre de Carlos Gardel, le légendaire chanteur de tango qui engagera le jeune bandonéoniste pour jouer dans le film El dia que me quieras. Il retourne ensuite en Argentine et poursuit une carrière de tanguero dans l'ensemble dirigé par Anibal Troilo, qui inclut quelques compositions du nouveau venu dans son répertoire.
Déjà, à cette époque, Piazzola commence à se détourner du style conventionnel : Troilo lui disait que certains de ses arrangements étaient trop complexes pour ses musiciens.
Il décide alors de s'éloigner du tango et de sa carrière d'instrumentiste et de se diriger vers la musique classique et la composition. Un tournant dans sa nouvelle orientation survient avec la composition de Sinfonia Porteno et l'obtention d'une bourse lui permettant d'aller étudier la composition à Paris avec l'éminente Nadia Boulanger. Cette dernière le convainc de continuer à explorer le tango et la musique de Buenos Aires, soulignant que c'est là la base de son identité musicale. De retour dans son pays natal, son “Nouveau tango” suscite l'enthousiasme de certains, mais attire également l'animosité des traditionalistes. Il ose s'écarter des règles établies et le public réagit fortement. Les harmonies et les mélodies sont plus osées et il change même le rythme traditionnel du tango. Il rompt avec la continuité rythmique en présentant des alternances de segments très contrastés au sein d'une même pièce.
Après avoir été un genre destiné avant tout à être dansé, et par la suite chanté, le tango fait désormais son entrée dans le domaine de la musique de concert. Piazzola quitte de nouveau l'Argentine au début des années 70 à cause du climat politique instable. Sa carrière internationale prend  son plein essor au début des années 80, alors qu'il joue ses oeuvres avec son ensemble Quinteto Tango Nuevo, réunissant Fernando Suarez Paz (violon), Pablo Ziegler (piano), Horacio Malvicino (guitare), Hector Console (basse) et lui-même, au bandonéon. Sa popularité augmentant, la critique argentine se fait plus douce. Le nouveau tango a même pour effet de réveiller l'intérêt de la communauté internationale pour le tango traditionnel.
Malgré les efforts déployés par Piazzola pour faire  reconnaître le tango par la grande musique symphonique,
c'est d'abord le monde du jazz qui l'accueille. Le bandonéoniste  devient la tête d'affiche de plusieurs grands
festivals. La sensibilité du jazz est d'ailleurs bien présente dans sa musique, qui réalise une intéressante synthèse des styles musicaux avec lesquels il a grandi. Piazzola s'éteint à Buenos Aires à l'âge de 71 ans, laissant une oeuvre riche en innovations et d'une vivacité exceptionnelle.
La musique de Piazzola voyage aisément d'un genre à l'autre. Son style et son talent ont su rejoindre les publics de toute nationalité et de tout milieu. Que l'on soit amateur de musique classique, de jazz, de musique populaire ou de tango, on ne peut que s'enrichir à ajouter la musique de Piazzola à son répertoire.

Les artistes :

Camerata Virtuosi“Camerata virtuosi” est un ensemble à cordes composé de solistes venant de Hongrie, de Belgique, des Etats-Unis ou d’Espagne, tous lauréats de concours nationaux et internationaux ; Placé sous la direction de son fondateur et chef, le prestigieux violoniste Joaquin Palomarès, il a été créé autant pour répondre à la demande des organisateurs de concerts qu’à celle d’un public attiré par la qualité et le brillant de son répertoire. Cette formation dont la composition sert aussi bien le baroque que le classique joue aussi bien Vivaldi et Mozart que Turina, Albéniz, Bartók, Reger, Chostakovitch, Dvorak ou Rossini.
La qualité de ses prestations est reconnue dans toutes les salles de concert de la péninsule ibérique et d’ailleurs où son interprétation de Rossini (intégrale des “Sonate a Quarto”),
de Mozart, des Beatles, de Piazzola et de Gardel est saluée avec enthousiasme.

Joaquin Palomarès (violon)

Violoniste concertiste, primé au plus haut niveau dans tous les concours nationaux et lauréat de nombreux prix internationaux, Joaquin Palomarès est considéré par la critique
musicale internationale comme l’un des meilleurs violonistes espagnols. (“Violoniste à la technique extraordinaire, au son puissant et incisif” pour El Pais, “Poète virtuose au tempérament latin” pour le Stuttgarter Zeitung, “Interprétations d’une vigueur et d’une passion rares, toujours au service de la musique” pour l’American Record Guide.
Ses débuts comme soliste à 15 ans dans le concerto de Beethoven et sa prestation un an plus tard au concours Carl Flesh à Londres sont le départ d’une carrière qui le mène sur
toutes les grandes scènes du monde (Berlin, Oslo, Vienne, Madrid… ainsi qu’au Japon).
Il produit un nombre important d’enregistrement pour le CD aux Etats-Unis, au Royaume Uni, en Espagne (Brahms, Bartók, Granados, Turina, Grieg, Fauré, Milhaud…).
Il occupe depuis vingt ans la chaire de violon au conservatoire supérieur de musique de Madrid.
Musicien éclectique, soliste, chambriste, chef, pédagogue, il est aussi le fondateur d’orchestres comme le “Ciudad de Murcia”, “The Art Tango Ensemble”, “Camerata virtuosi”, “Beethoven Klavier Quartett” ou le “Beaux Arts Trio”.

Orlando Dibelo (bandonéon)

Il débute l’étude du bandonéon à l’âge de neuf ans avec le maestro Carlos Garcia, puis Calisto Saliago et Eduardo Calpini. Il fait partie du quartet de Roberto Firpo.
A seize ans il obtient le prix du concours organisé par la chaîne Canal 13 de la télévision argentine en se produisant avec Juan José Mosalini, un des plus grands bandonéistes actuels.
Dans les années soixante, il réalise diverses tournées comme soliste ou comme membre de l’orchestre de Jose Basso et apparaît sur les chaines 7, 9 et 11 de la télévision en accompagnant divers chanteurs comme Jorge Casal, Jorge Falcon, Chiqui Pereyra entreautres.
En 2001, il vient en Espagne ou il se produit avec divers ensembles de tango comme “Rayuela Tango”, “Art Tango Ensemble”. Il a accompagné Amelita Baltar et Maria Graña.
Il a été récemment invité comme professeur de bandonéon au conservatoire de bandonéon de Grenade, le premier inauguré en Espagne.

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