G. Frescobaldi (1583-1643) Canzona a basso solo detta “La Tromboncina”
Claudio Monteverdi (1567-1643) “Ohimè ch'io cado”
G. B. Vitali (1632-1692) Ciaccona
C. Monteverdi “Quel sguardo sdegnosetto”
T. Hume (1569-1645)
Captaine Humes Galliard
“What greater griefe”
A Souldiers Resolution
“Fain would I change that note”
M. Marais (1656-1728) Les voix humaines
Michel Lambert (1610-1696) “Superbes ennemis”
M. Marais Chaconne en re majeur du deuxième livre
Entracte
H. Purcell (1659-1695)
A new ground
“Music for a while”
“Thrice happy lovers”
“If music be the food of love”
Francesco Da Milano (1497-1543) Deux Fantaisies pour archiluth
Luzzasco Luzzaschi (1545-1607) “Ch'io non t'ami”
R. Rogniono (?-1619 ou 1620) “Anchor che col partire”, modo difficile di diminuir alla bastarda
Tarquinio Merula (1594-1665) Canzone spirituale sopra la Nanna

Après une Licence de Musicologie obtenue à l'Université Paris IV-Sorbonne, Caroline Pelon acquiert une première expérience musicale et professionnelle de haut niveau avec Philippe Herreweghe au sein de La Chapelle Royale et du Collegium Vocale de Gand. Ses affinités avec le répertoire baroque dans une perspective plus soliste la mènent au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de William Christie où elle remporte le Premier Prix à l'unanimité. Afin de compléter sa formation dans le domaine lyrique et scénique, elle rejoint ensuite pour deux saisons l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Lyon dirigé par Claire Gibault. Elle se perfectionne actuellement auprès de Noelle Barker.
Depuis 1990, Caroline Pelon est engagée comme soliste pour des concerts et des enregistrements discographiques par de nombreux ensembles de musique baroque tels que Les Arts Florissants - elle participe, dans le rôle de l'Amour, à la recréation de l'Orfeo de Rossi et interprète des Duetti da camera aux côtés de Sandrine Piau et William Christie -, Les Talens Lyriques (Christophe Rousset), Il Seminario Musicale (Gérard Lesne), Le Parlement de Musique (Martin Gester), La Fenice (Jean Tubéry), La Simphonie du Marais (Hugo Reyne), Akadêmia (Françoise Lasserre), La Stagione Armonica (Sergio Balestracci), L'Amoroso (Guido Balestracci)… Invitée régulière de festivals français et étrangers¬ - Versailles, Pontoise, Fontevraud, La Folle Journée de Nantes, Utrecht… -, elle collabore également à des productions scéniques: Le Balet Comique de la Royne de Beaujoyeulx avec Gabriel Garrido (Festival d'Ambronay, Opéra de Genève), La Catena d'Adone de Mazzocchi avec Konrad Junghänel (Festival d'Innsbruck, Opéra d'Anvers).
Elle aborde l'opéra dès 1992, interprétant la Première Dame puis Pamina dans une adaptation française de La Flûte Enchantée de Mozart à l'Opéra de Lyon et à l'Opéra Comique de Paris. Viennent ensuite Nicolette dans L'Amour des Trois Oranges de Prokoviev à l'Opéra de Strasbourg, Eurydice dans Les Malheurs d'Orphée de Milhaud à l'Opéra de Lyon ainsi que dans Orphée et Eurydice de Gluck à l'Opéra de Rennes, Pamela dans Pamela ou l'honnête fille de Piccinni à l'Opéra de Vevey et au Théâtre Impérial de Compiègne. Elle travaille ainsi sous la direction musicale de Claire Gibault, Kent Nagano, Jonathan Darlington… dans des mises en scène de Louis Erlo, Alain Maratrat, Myriam Tanant…
Caroline Pelon affectionne particulièrement le répertoire d'oratorio - Le Messie de Haendel avec Joël Suhubiette, La Création de Haydn avec Louis Langrée - avec une prédilection pour J.S. Bach dont elle chante les Motets, les Cantates pour soprano BWV 51, 199 et 202, le Magnificat, la Messe en Si et la Passion selon Saint Jean sous la direction de Konrad Junghänel, Paul Colléaux ou Pierre Cao. Elle a récemment enregistré la Passion selon Saint Matthieu de Telemann avec Wieland Kuijken. Elle se produit volontiers en récital dans des Lieder de Schubert ou des Mélodies de Debussy. Par ailleurs passionnée par la pédagogie et titulaire des C.A. de chant et de musique ancienne, elle enseigne le chant baroque et lyrique au Conservatoire Municipal du VIIème arrondissement de Paris depuis 1995.
Guitariste classique de formation, son intérêt pour le répertoire renaissance et baroque le pousse vite à choisir le chemin qui l'amènera à s'intégrer et à se produire avec différents ensembles de musique ancienne dans les plus prestigieux festivals de musique en France et à l'étranger : Italie, Pays Bas, Grande Bretagne, USA, Suisse, Grèce, Slovénie, Chine, Philippines…
On retiendra notamment ses prestations au sein des ensembles : Le Poème Harmonique, Le Concert Spirituel, Les Arts Florissants, Clément Janequin, Le Parlement de Musique, Suonare e Cantare, Akademia…
Il a participé à une cinquantaine d'enregistrements discographiques (Harmonia Mundi, Naxos, Zig Zag, Glossa, FNAC , Accord, Alpha, Arion, REM…) et de musique de films : Cyrano de Bergerac, L'Allée du Roy, Les Caprices d'un fleuve. Enregistrements en duo : R. De Visée – F. Corbetta (Naxos), B. Castaldi (Alpha)
Guido Balestracci est né à Turin en 1971. La critique voit en lui l'un des meilleurs violistes actuels. Il s'est en effet très rapidement imposé comme un acteur majeur de la musique ancienne.
Dès la fin de ses études à la Schola Cantorum de Bâle, au Conservatoire italien (où il obtient un premier Prix de viole de gambe – il est le premier musicien diplômé dans cette discipline en Italie) et à l'Université de Crémone, il entame une fidèle collaboration avec des personnalités telles que Jordi Savall, Philippe Herreweghe, Christophe Coin, Gabriel Garrido, Pedro Memelsdorff, Paolo Pandolfo et Martin Gester. En tant que soliste ou directeur musical de l'Amoroso, ensemble dont il est le fondateur, Guido Balestracci s'est produit à travers l'Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et au Japon.
Sa discographie comprend de nombreux enregistrements tant en soliste qu'en chambriste ou encore directeur de l'Amoroso : pour Zig-Zag Territoires, Harmonia Mundi France, Erato, Astrée Auvidis, Symphonia, Glossa… Ses enregistrements sont régulièrement primés par la critique internationale : Diapason d'or, 10 de Répertoire, Prix Goldberg, Premio Vivaldi della Fondazione Cini, Eccezionale di Scherzo… Les sonates pour viole de gambe et clavecin obligé de J. S. Bach qu'il grave avec Blandine Rannou sont saluées d'un Choc du Monde de la Musique (janvier 2007).
Conjointement à ses activités d'interprète, Guido Balestracci mène des recherches musicologiques sur la viole de gambe (littérature et organologie) dans la culture musicale italienne du début du XVIe siècle à la fin du Baroque. Après avoir enseigné la viole de gambe au CNR Strasbourg, il est professeur titulaire au Conservatoire de Turin, poste qu'il occupe désormais à Genève et à Barcelone (Escola Superior de Música de Catalunya).
Le violiste Guido Balestracci fonde son ensemble en 1997 : il le baptise « l'Amoroso », du nom d'un célèbre concerto de Vivaldi, ce dernier ayant beaucoup écrit pour la viole. Dans un premier temps, l'Amoroso se signale en effet au public et à la critique internationale comme un ensemble de violes de gambe dédié à l'étude et à la redécouverte du répertoire italien composé précisément pour cette formation.
Mais Guido Balestracci a pour son ensemble un plus grand dessein : très épris de son instrument, parmi les plus nobles et les plus appréciés de la musique ancienne, c'est tout le répertoire écrit pour la viole et le consort de violes du XVIe siècle à la fin du Baroque qu'il veut faire revivre et aimer. Ensemble à géométrie variable, l'Amoroso se produit donc tant en consort qu'en effectif plus important, intégrant chanteurs, basse continue, quatuor de vents…
Dès 1998, l'Amoroso se produit dans les plus prestigieuses villes d'Europe, parmi lesquelles Paris, Turin, Utrecht, Amsterdam, Madrid, Grenade, San Sebastian, Saint-Pétersbourg…
Premier enregistrement de l'ensemble, les Consonanze Stravaganti (Symphonia, 1998) reçoivent le Prix Goldberg et sont suivies un an après des Seconde Stravaganze, qui complètent idéalement ce panorama de la littérature pour ensemble de violes en Italie aux XVIe et XVIIe siècles.
Depuis 2004, l'Amoroso enregistre pour le label Zig Zag Territoires. Premier jalon de cette collaboration : « Le Trésor d'Orphée » (ZZT 040501), disque consacré à la musique française du règne de Louis XIII et salué par la critique d'un « Diapason découverte » ainsi que d'un 9 de Classica-Répertoire.