Festival Automne Musical de Châtellerault

Carillons

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20 novembre

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Jacques Daunizeau

Les « secrets » de la musique pour carillon

 

15h Conférence

Les secrets de la musique pour carillon
Hôtel Sully


16h Animation au carillon sur le parvis de l'Eglise Saint Jacques

 

 

Il n'échappe à personne que le carillon, par sa taille monumentale, est un instrument hors normes à tous les sens du terme. Mais, en dehors de la difficulté évidente qu'il y a pouvoir s'y exercer sur place, il vient rarement à l'esprit de tout un chacun que l'apprentissage du métier de carillonneur passe essentiellement par la constitution d'un répertoire spécifiquement adapté à l'ensemble de cloches que l'on doit jouer.

La paternité de l'invention du carillon à clavier est attribuée à un habitant de la ville d'Alost en 1510, il y a précisément 500 ans cette année. Cependant, les automates musicaux, déjà connus deux siècles auparavant, continuent jusqu'à nos jours à animer des sonneries de cloches. Le musicien campanaire ne saurait donc être véritablement compétent que s'il est capable d'écrire et de noter des airs pour le cylindre du jeu automatique autant que d'actionner les « manches de brouette » de son clavier selon une partition composée de sa propre main.

La disposition d'un carillon, est éminemment variable tant par le nombre des cloches que par les notes que celles-ci peuvent émettre, ce qui est le cas de tous les instruments anciens et d'une grande partie de ceux qui sont encore édifiés de nos jours. La question de la normalisation des carillons est un souci qui s'est fait jour au cours du XX° siècle et qui est lié au désir de concertistes itinérants de pouvoir trouver, sous les poings et les pieds, un clavier et un pédalier standard ainsi qu'un ensemble de cloches bien défini pouvant permettre d'interpréter, en tous lieux, les mêmes œuvres musicales. Cette situation idéale est, encore aujourd'hui, très loin d'être atteinte. Il en résulte que bien peu de musique imprimée est disponible au regard de ce qui est joué à partir de manuscrits propres à chaque carillonneur.

Comment écrire de la musique tant pour le carillon manuel que pour le jeu automatique ? C'est la question à laquelle la conférence de ce jour se propose de répondre en révélant les principaux « secrets » qui se transmettent oralement, de maître à disciple, dans la confrérie des carillonneurs.

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Jacques DAUNIZEAU

 est né à Châtellerault le 11 août 1944 et a vécu dans sa ville natale durant un peu plus d'un quart de siècle, non loin des tours de l'église Saint-Jacques. Il a été tour à tour, choriste à la manécanterie des Petits Chanteurs de Saint-Jacques, puis organiste suppléant des paroisses Saint-Jacques et Saint-Jean Baptiste de Châtellerault durant les années 1960. A partir de 1965, il est devenu carillonneur, sous la direction de Louis DELAPIERRE, Maître Carillonneur de la basilique Notre-Dame de la Trinité à Blois, qui l'a initié à la composition et à l'exécution de la musique pour carillon. Pour ses nombreuses auditions de carillon données à Châtellerault ou à Blois, entre 1965 et 1988, il a écrit plus de 150 arrangements de chansons populaires ou de pièces classiques, spécialement adaptés au carillon de l'église Saint-Jacques de Châtellerault. En 2009, il a écrit un petit livre de musique pour les 10 cloches du carillon de l'église Sainte-Thérèse de Poitiers.

Dans la vie professionnelle, à côté de ses activités musicales pratiquées comme amateur, Jacques DAUNIZEAU a été professeur de Mathématiques de l'enseignement secondaire et chargé de cours d'Acoustique Musicale à l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Poitiers. Actuellement retraité, il réside à Poitiers où, depuis 1973, il participe au service paroissial à l'orgue de l'église Saint-Hilaire.


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