Musique de chambre
Flûte
Violoncelle
Piano
“Cassandra’s Dream Song”
Brian Ferneyhough
(compositeur anglais né à Coventry en 1943)
“Air pour charmer un lézard”
Rudolph Escher
(compositeur néerlandais 1912-1980)
“Maknongan” pour flûte basse
Giacinto Scielsi
(compositeur italien 1905-1988) :
“Il canto della pietra”
Luca Antignani
(compositeur italien né en 1976)
“Questo specchio ti dono”
Stefano Bulfon
(compositeur italien né en 1975)
"Attracteurs étranges"
Tristan Murail
(compositeur français né en 1947)
Sonate “les adieux”
Ludwig van Beethoven
(compositeur allemand 1770-1827)
”Le baiser de l’enfant Jésus”
Olivier Messiaen
(compositeur français 1908-1992)
“Macrocosmos”
Georges Crumb
(compositeur américain né en 1929)
“Miroirs”
Kaija Saariaho (compositrice finlandaise née en 1952)
sonate
Claude Debussy (compositeur français 1862-1918)
trio opus 63
Carl Maria von Weber
(compositeur allemand 1786-1826)
“Pièce”
Rainer Rubbert (compositeur allemand né en 1957)
Il est courant de donner au public des salles de concerts comme aux auditeurs de transmissions radiophoniques, certaines indications sur l’esthétique ou la technique d’une œuvre nouvelle au moyen d’un texte inséré au programme, ou de quelques mots prononcés par le “speaker”.
Le public ou l’auditeur ainsi avisé de l’orientation classique, romantique ou moderne, de la dérivation, de l’école et du style de l’œuvre, paraît satisfait, et cela justifie amplement ces explications. Toutefois, la musique étant d’une part élément sonore, et de l’autre, ainsi que tout art, projection d’images ou d’éclats de conscience, exposer la forme, l’architecture d’une œuvre, son caractère diatonique ou chromatique, parler d’accords, d’agrégations ou superpositions harmoniques, de polyphonie, d’atonalité ou polytonalité ne veut rien dire ou presque. les indications générales, d’autre part, sur la “pensée noble et profonde” de l’auteur, sa “fraîcheur”, ses “accents poignants”, sa “spontanéité” ou son “cérébralisme” n’ajoutent pas à la compréhension réelle de l’œuvre.
Quel rapport le public peut-il établir entre ces expressions humaines et les éléments techniques qu’on s’efforce de lui expliquer ? En quoi ces derniers sont-ils la manifestation et la représentation des premiers ? De même, sans aucunement méconnaître la grande valeur de beaucoup d’ouvrages sur la musique ou les musiciens, et des études ou des recherches sur leurs sentiments intimes et la source de leur inspiration, nous avons toujours pensé que les interprétations données de leur œuvres étaient sur ce point, pour la plupart du temps, insatisfaisantes, et cela pour les motifs exposés plus haut. Jusqu’au moment où l’on aura reconnu et établi les rapports qui seuls peuvent être à la base de la compréhension de toute musique, ancienne ou moderne, c’est-à-dire les correspondances existant entre les éléments qui constituent la musique et les catégories d’images projetées par le compositeur dans la matière sonore, toute tentative d’analyser ou d’expliquer le sens réel d’une œuvre nous paraît extrêmement difficile.”

Né à Glasgow en Ecosse, il étudie à l’Académie royale d’Ecosse pour la musique et le théâtre avec Richard Blake. Soutenu par le “Scottish International Educational Trust” et bénéficiaire d’une bourse du “Dewar Arts”, il ; poursuit ses études au Conservatoire de Strasbourg où il se spécialise dans l’interprétation de la musique contemporaine auprès de Mario Caroli et Claire Gentilhomme. Lauréat de concours internationaux, il est avant tout un passionné de musique contemporaine et sa profonde affinité avec ce répertoire l’a amené à travailler avec des compositeurs comme James Dillon, Yvan Fedele, Kaija Saariaho, Helmut Lachenmann et Salvatore Sciarrino. Il a reçu entres autres le prix spécial pour son interprétation de l’œuvre de Sciarrino au “Concours international pour la musique contemporaine” en Italie et le prix du jury à Cracovie pour le Xi concours Penderecki. Il débute à Londres en 2005 où il reçoit les acclamations de la critique : “Un brillant flûtiste” (The Times), “La virtuosité dans sa plus grande séduction” (The Guardian).

Séverine Ballon est née en 1980. Elle etudie avec Xavier Gagnepain au CNR de Boulogne, puis continue ses études a Berlin, à la “Hanns Eisler Hochschule” avec Joseph Schwab, puis ensuite a la Hochschule de Lübeck avec Troels Svane. Elle a suivi des masterclass avec David Geringas, Miklòs Pérenyi, Siegfried Palm… Elle a été membre du Schleswig Holstein Festival Orchester, et a joué regulierement au sein du Berliner Sinfonie Orchester, puis s’est vite rendue compte qu’elle préfèrait les petites formations et la musique contemporaine… En 2004-2005, elle a été académiste a l’Ensemble Modern (Francfort). Elle est lauréate du concours international d’interprétation de musique contemporaine “Gioia del Colle” en 2004, et lauréate de la fondation “Marie Luise Imbusch” de Lübeck. Depuis octobre 2005, elle est membre de l’orchestre de chambre de Toulouse. Elle aime particulierement travailler avec des compositeurs, elle est dédicataire et créatrice de plusieurs œuvres pour violoncelle seul et/ou avec électronique. Elle aime chercher dans tous les styles musicaux, elle étudie actuellement le violoncelle baroque au CNR de Toulouse. En 2006, elle travaille avec Sebastien Roux au studio “la muse en circuit” sur la création d’une œuvre pour violoncelle et électronique. En decembre, elle aura l’occasion de jouer en soliste avec l’orchestre de chambre de Toulouse, au cours de la saison d’abonnement 2006-2007, le concerto en do majeur de Haydn.

Pianiste originaire du sud ouest de la Chine, Ya-ou XIE s’est déjà produite sur de nombreuses scènes internationales comme la Philharmonie de Berlin, la Cité de la musique et la salle Cortot à Paris, le Art Center de Hong Kong, le Concert Hall de Pékin et celui de Shanghai.
Elle a joué en soliste avec l’orchestre national de Lille, l’orchestre national symphonique de Chine, celui de Taiwan, celui de Berlin ainsi qu’avec l’orchestre de la radio de Shanghai. Invitée par des festivals comme le
“Gaudeamus Music Week” d’Amsterdam, le festival de l’Orangerie de Sceaux, elle a joué dans de nombreuses villes en Chine, au Japon, à Hong Kong, à Taiwan, en Allemagne, Italie, Belgique, France, Moldavie, Pays-Bas, Pologne, Espagne et Suisse.
Après avoir remporté les prix au concours “Orléans XXe siècle”, au concours “Premio Jaen”, au concours Messiaen et à l’Institut international de musique de Darmstadt, elle s’est vue récompensée par la seule bourse attribuée par le concours international de piano de Côme en mai 2005.
Ce prix incluait une invitation à la prestigieuse académie internationale de piano du lac de Côme, ce qui lui a permis de travailler de façon intensive avec Léon Fleischer, Dmitri Bashkirov, Fu T’song, William Grant Nabore entre autres. Elle a été également distinguée par de nombreux prix spéciaux pour ses
interprétations des œuvres de F. Liszt, C. Debussy, A. Schoenberg et L. Berio. Son travail avec Claude Hellfer ainsi qu’avec Yvonne Loriod-Messiaen et Alicia de Larrocha ont fortement influé sur son développement artistique. Elle a étudié le piano et la direction d’orchestre à Pékin et Shanghai, le piano à Stuttgart avec Wang_Ing Ong, à Berlin avec Hans Leygraf et Pascal Devoyon et à Paris avec Pierre-Laurent Aymard. Sans pour autant négliger les œuvres classiques, elle donne à la musique chinoise et à la musique contemporaine une place très importante dans son répertoire. Elle a travaillé avec des compositeurs comme G. Crumb, Qigang Chen et Helmut Lachenmann dont elle a créé plusieurs œuvres, ainsi que celles d’autres compositeurs. Elle a enregistré pour les radios de Hong Kong, Bruxelles et pour la Südwestdeutsche Rundfunk. Son dernier CD est consacré à Debussy, Schoenberg, Schulhoff et Mesiaen.
Saluée par la critique internationale, Claude Hellfer dit d’elle : “Elle a ce don rare de pouvoir s’adapter au style de chaque compositeur, de quelque époque ou culture qu’il soit. Je n’ai pas parlé de sa technique car justement lorsqu’elle joue, on l’oublie…. J’ai rarement rencontré chez une jeune interprète cet équilibre entre technique indiscutable et richesse d’une sensibilité capable de faire siens des styles tellement différents.”